Stanislas Germain

Du nouveau dans l’atelier!

 

En 2021, je commence à faire des instruments sur commande

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Voici les grandes lignes sur ma façon de pratiquer la lutherie.

 

  • J’utilise uniquement des bois que je trouve dans les endroits où je suis. Je ne fais donc venir aucun bois exotique. Je récupère le plus possible en utilisant des parties qui ont des nœuds et des défauts, parfois même des fissures. Selon moi, ces imperfections sont essentielles à mon travail, au son de mes instruments et à leur forme unique, impossible à refaire, à copier.

  • J’utilise uniquement des colles de poisson ou d’os.

  • Je ne cherche pas une symétrie parfaite, je veux que mes instruments soient imparfaits et naturels dans leurs formes.

  • J’utilise le plus possible de matériaux naturels pour le sablage et la finition, comme des pierres et de la terre. Je vernis à la cire d'abeille.

  • Chaque instrument est unique. J'utilise un plan pour la forme de base et les mesures du diapason, de la table et du manche, mais le résultat final est toujours imprévisible.

  • Mes outils de prédilection sont l’égoïne, la râpe, le rabot et la gouge. Je fais presque tout avec ces simples outils.

  • Mes instruments sont solides et construis pour durer toute la vie et plus.

Les prix

Les prix varient beaucoup selon l'instrument et les demande de chacun.

Je souhaite que ces instruments soient accessibles au plus grand nombre.

Contactez-moi pour en savoir plus!

tallerjuglar@gmail.com

 

Vihuela de mano

En 2013, je fais mon premier instrument seul. Une vihuela de mano, vaguement inspirée de la vihuela-guitare qui se trouve à Quito en Équateur. Je l’ai fait durant un été au Québec avec les bois que j’y ai trouvés, du noyer, du pommier, du bouleau jaune pour le manche.

 

Pour la table, je me suis inspiré des guitares de Torres qui semble-t-il faisait des tables d’harmonie en joignant plusieurs morceaux d'épicéa ou de cèdre ensembles. J’avais à ma disposition des poteaux de clôture centenaire en Thuya Occidentalis. J’ai les ai fendu et récolté de petites planches que j’ai jointes pour faire la table d’harmonie.

 

Je n’avais presque pas d’outil, j’ai plier le bois avec un vieux chaudron rempli d’eau bouillante, j’ai tout fait à la râpe et au couteau, sans avoir ni un atelier pour travailler.

 

L’instrument qui est apparu m’a tout de suite plut, un instrument impossible à répéter, un son unique. Je l'ai joué des heures et des heures, elle m’a servi pour de nombreux concerts et enregistrements.

 

Luth Renaissance

Le luth Renaissance est l'instrument que je joue et que je connais le plus en profondeur. J'en ai construis quatre depuis 2015.

Le premier, un luth ténor 7 chœurs, je l'ai fait à Barcelone avec l'aide du luthier Gonzalo Pieters qui m'a aider à faire le moule et l¡assemblage du fond, en plus de m'enseigner d'innombrable trucs du métier.

Ce luth est en noyer noir, le pont et sillet en pommier, le manche en érable et table encore en Thuya Occidentalis des vieux poteaux de clôture.

Ensuite, en 2017 à Bogota, j'ai fait un petit luth médieval avec un courge séchée que j'ai trouvée dans un marché.

Puis en 2020, j'ai fait un luth basse 6 chœurs et un luth ténor 7 chœurs. Avec ces luth j'ai expérimenté avec un bois très spécial, le cedrela montana. Cet arbre se trouve dans les Andes, surtout en hauteur, dans les terres froides. C’est une sorte de noyer au bois rose. Lorsqu’on le travail sa poussière laisse un goût amer dans la bouche, c’est pourquoi en Colombie on l’appelle communément le cèdre amer (cedro amargo). Ce bois s’utilise beaucoup dans la lutherie artisanale, on trouve en Colombie de nombreuses harpes, cuatros, bandolas, fait de ce bois. Le cedrela montana est à la fois un bois dure lorsqu’il est rose foncé et un bois mou lorsqu’il est blanc.  

Les luthiers on traditionnellement utilisé le bois blanc pour les tables d’harmonie et le bois rose pour le reste de l’instrument.

 

Guitare Baroque

La guitare baroque est le premier instrument que j'ai fabriqué lors d'un stage à Fontevraud l'Abbaye avec le luthier Franc Huber en 2006.  C'est grâce à cette rencontre que j'ai entrevu la possibilité de faire mes propres instruments. 

La guitare était originalement composé d'une table en épicéa et fond en poirier et érable. En 2017, le pont s’est décollé en rompant une partie de la table. J’ai décidé de me servir de l’évènement pour expérimenter un peu. J’ai quitté la table originale en épicéa et j’en ai construit une nouvelle table en Thuya, à ma façon, en ne mettant que deux barres de chaque côté de la Rose comme sur le modèle original du luthier Voboam  (17e siècle.)

 

Guitare Renaissance

À l’automne 2016, je vivais dans une maison dans les montagnes de la Collserola à Barcelone. J’y ai fait une petite guitare Renaissance. Le climat était tellement humide que la colle de poisson ne voulait pas sécher, mais l’instrument a pris forme malgré tout.

Table de Thuya, fond de noyer noir, manche en érable.

 

Monocorde

À Bogotá, en 2018 j’ai commencé à faire de petits monocordes avec des cuillères à soupe en bois de cerisier que l’on trouve dans les marchés de la ville. Au début, c’était des instruments dont je me servais dans mes ateliers de musique avec les enfants. J’ai aussi donné de nombreux ateliers pour fabriquer ces instruments. Puis depuis 2019 avec Doris Castellanos, nous avons créé storyjuglar, un collectif qui fait des concerts en alliant musique et conte et nous fabriquons aussi des monocordes. Chaque monocorde est peint et associé à une histoire qui vient avec l’instrument. Un peu comme certains instruments de la Renaissance, comme les têtes des violes de gambe qui rappelle un personnage ou les épinettes et clavecins qui sont peints de fragment de mythologie ou de passage de la bible.

 

En 2020, j’ai aussi commencé à faire des monocordes pythagoriques, en suivant les indications d’Andreas Ornithoparcus de son traité Micrologus (1519). Cet instrument a été fondamental dans l’enseignement de la musique au Moyen-Âge et à la Renaissance.

 

Viole de gambe soprano

Le confinement de 2020 m’a donné l’occasion de passer beaucoup de temps dans mon atelier pour expérimenter. Je me suis procuré une gouge pour creusé le bois. Puis dans un gros morceau de cedrela montana, j’ai creusé deux viole de gambe soprano. J’ai fait la touche et le chevalet du même bois, les cheville de pommier et la table de thuya occidentalis.

La finition du sablage a aussi été fait à la pierre de ruisseau et à la terre noire.

 

Archet

En contruisant ma première viole de gambe, je me suis découvert une passion d'archetier rustique. J’ai étudier l’iconographie musicale de la Renaissance, j’ai fait des bâtons avec encore les restes du même morceau de bois qui m'avait servi pour les violes de gambe.

J’avais du crin de cheval que j’avais trouvé à Villa de Leyva (Colombie) il y a quelques annés. Donc, j’ai fait trois archets, un petit, un moyen et un grand. La hausse n’est pas fixée sur la baguette, elle tient par la pression du crin.